
La mobilité ne se résume plus aujourd’hui à une question de fiscalité ou de coût salarial. Elle est devenue un enjeu de conformité réglementaire territoriale, en particulier dans les grandes zones urbaines.
La Région de Bruxelles-Capitale, entièrement classée en Zone de basses émissions (Low Emission Zone – LEZ), illustre cette évolution : certains véhicules, pourtant encore fiscalement “acceptables”, y sont désormais matériellement interdits de circulation.
À l’approche de 2026, les règles sont précisées, les contrôles automatisés renforcés et les sanctions clairement organisées. L’objectif de cet article est résolument préventif : expliquer comment éviter les amendes, respecter les règles et adapter ses pratiques de mobilité, tant à titre privé que professionnel.
La LEZ bruxelloise s’applique à l’ensemble du territoire régional, sans exception géographique.
Sont concernés :
L’entrée dans la zone est signalée par une signalisation spécifique indiquant l’accès à une Zone de basses émissions.
L’immatriculation étrangère ou occasionnelle n’exonère en aucun cas du respect des règles LEZ à Bruxelles.
À la suite d’un arrêt de la Cour constitutionnelle, le régime applicable est confirmé et pleinement effectif.
À partir de 2026, ne peuvent plus circuler en Région bruxelloise :
Ces interdictions concernent :
Un véhicule encore autorisé fiscalement ou comptablement peut être totalement interdit de circulation à Bruxelles.
Les contrôles de la LEZ reposent sur des systèmes automatisés de lecture des plaques.
À compter du 1ᵉʳ janvier 2026, le régime de sanction suit une logique progressive :
Il ne s’agit donc pas d’une tolérance durable, mais bien d’un délai d’adaptation unique.
Le système n’est pas punitif immédiat, mais il devient rapidement coûteux en cas d’inaction.
Le premier réflexe consiste à vérifier si le véhicule est autorisé à circuler, à l’aide du simulateur officiel de la LEZ, sur base :
Cette vérification est indispensable :
La date de première immatriculation est souvent déterminante, indépendamment de l’usage réel du véhicule.
Lorsqu’un véhicule est interdit mais doit exceptionnellement accéder à Bruxelles, il est possible d’acheter un pass journalier.
Caractéristiques essentielles :
Le pass journalier est une solution de dépannage, pas une stratégie durable.
La Région bruxelloise met à disposition des parkings Park & Ride (P+R) situés aux entrées de la ville.
Ils permettent :
Cette solution est particulièrement pertinente pour :
Les P+R constituent une alternative simple et économiquement rationnelle.
Certaines dérogations réglementaires existent, selon la situation du véhicule ou de son utilisateur.
Elles doivent toutefois être vérifiées au cas par cas, les exceptions étant strictement encadrées.
Les dérogations sont l’exception, jamais la règle : elles supposent une vérification préalable rigoureuse.
Pour les entreprises, indépendants et dirigeants, la LEZ impose une réflexion structurée sur la mobilité :
La LEZ transforme ainsi la mobilité en un enjeu transversal, à la croisée du droit régional, de la fiscalité, de l’organisation du travail et de la gestion des coûts.
La meilleure prévention reste l’anticipation : adapter la mobilité avant que la sanction ne tombe.
Situation | Solution recommandée |
Doute sur l’autorisation du véhicule | Vérification via le simulateur LEZ |
Usage ponctuel à Bruxelles | Pass journalier (max. 24/an) |
Déplacements réguliers | Véhicule conforme ou alternative |
Accès occasionnel en ville | Parking P+R + transports |
Situation particulière | Analyse des dérogations |
Chez Deg & Partners, nous accompagnons nos clients dans une approche préventive et structurée de la mobilité, en intégrant fiscalité, réglementation régionale et organisation pratique.
Face à des règles de plus en plus imbriquées, la conformité devient un réflexe stratégique, pas une contrainte subie.
¹ Régime LEZ de la Région de Bruxelles-Capitale, confirmé à la suite de l’arrêt de la Cour constitutionnelle, applicable à partir du 1ᵉʳ janvier 2026.