Réinventer la formation: investir dans les compétences, comme le préconise l’IFAC
Temps de lecture: 2 min | 26 mars 2026 à 05:10
Guy KAHN
Président @ Experts-comptables sans frontières | Administrateur @ Forum For the Future
Dans un contexte mondial marqué par l’accélération des flux d’information, de capitaux et de risques, la profession comptable se trouve à un moment décisif de son évolution.
Être expert‑comptable ou conseiller fiscal ne se limite plus à la tenue des comptes ou à l’établissement des déclarations fiscales : il s’agit d’assumer un rôle central de conseiller de confiance et de garant de l’intégrité financière et extra‑financière au service du bien commun.
Depuis plusieurs années, l’International Federation of Accountants (IFAC) appelle clairement à une transformation des modèles de formation vers un enseignement fondé sur les compétences, plaçant la maîtrise réelle, l’esprit critique et la capacité d’action au cœur des parcours professionnels. Cette orientation repose sur des normes internationales d’éducation qui privilégient la démonstration des aptitudes plutôt que la seule réussite académique.
De nombreux exemples internationaux, comme celui de l’Institute of Public Accountants en Australie, témoignent de la réussite de cette approche par compétences, organisée autour de référentiels intégrant les dimensions techniques, professionnelles et transversales, et favorisant l’apprentissage continu tout au long de la vie.
En Belgique, cette réflexion s’impose désormais comme un enjeu collectif majeur. Les référentiels et outils existent : il s’agit aujourd’hui d’affirmer la volonté partagée des acteurs, institutions académiques, régulateurs, professionnels et associations, de s’engager ensemble dans cette évolution structurante.
Fidèle à sa mission de promotion d’un savoir‑faire comptable au service du développement durable et de la solidarité économique, Experts‑Comptables Sans Frontières soutient pleinement cette transition vers un modèle éducatif plus inclusif, orienté vers les compétences et la responsabilité.
Cette évolution n’est pas une option : c’est une nécessité pour l’avenir de la profession et la qualité de son engagement sociétal.