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Vouloir transmettre son entreprise à ses enfants est désormais l'opération la plus lourdement taxée

Un client est venu me voir avec un projet simple : transmettre à ses enfants l'entreprise qu'il a bâtie en trente ans.J'ai dû lui dire une chose que je n'aurais jamais cru formuler un jour : aux yeux du fisc, garder son entreprise dans la famille coûte désormais plus cher que la vendre à un inconnu.Bienvenue dans l'ère de la loi du 6 avril 2026.

Le piège en deux temps

1. Vos plus-values futures seront taxées

Vendre vos actions à une holding que vous contrôlez = « plus-value interne » = 33 %, sur la totalité, sans exonération. Le taux le plus élevé du nouveau barème.

2. Votre plus-value passée n'est pas à l'abri.

On vous promet que la valeur d'avant le 31/12/2025 est « sanctuarisée » par le step-up. Les travaux préparatoires disent le contraire : elle peut être taxée EN TOTALITÉ sur d'autres bases (gestion anormale, abus), step-up neutralisé.Trente ans de travail. Potentiellement frappés à 33 %.​

Et voici ce qui me révolte

​:Vendez à un fonds étranger, à un concurrent, à un inconnu : régime doux. Vendez à vos propres enfants en gardant la barre : on vous réclame le tiers.On taxe la fidélité à la famille plus lourdement que la cession au premier venu.On ne peut pas, le même jour, célébrer la transmission des PME familiales… et la taxer comme un abus.Le contribuable n'est pas un gisement. L'entreprise familiale n'est pas un butin.

Bonne nouvelle

Des solutions existent. Un travail précis sur le Code des sociétés et le Code des impôts permet de transmettre à un coût maîtrisé — parfois sans impôt sur la part donnée. À une seule condition : l'anticipation. Improvisée, la transmission se paie au prix fort. Préparée, elle reste à portée

Experts-comptables, conseils : nous sommes en première ligne. À nous d'alerter nos clients AVANT la signature.Et vous, combien de dirigeants accompagnez-vous qui ignorent encore ce double piège ?​

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