
Les exonérations fiscales supplémentaires ont été créées spécifiquement pour les nouveaux résidents d’Israël ainsi que pour les « rapatriés établis ». Cela signifie des personnes qui avaient déjà la qualité de résident fiscal en Israël mais qui ont résidé au moins 10 ans à l’étranger et souhaitent maintenant émigrer à nouveau vers Israël.
Une strict temporalité s’applique cependant : votre résidence fiscale israélienne (ré)nouvelle doit avoir débuté au plus tôt le 25 novembre 2025 ou doit commencer avant le 31 décembre 2026. Si vous avez donc déménagé en Israël après le 25 novembre 2025, ou envisagez de le faire avant le 31 décembre 2026, vous pourriez être éligible aux nouvelles mesures fiscales avantageuses (complémentaires).
En plus du régime avantageux déjà existant concernant les revenus étrangers, vous pourriez bénéficier pendant une période maximale de cinq ans (de 2026 à 2030 inclus) d’une exonération d’impôt sur le revenu des revenus générés ou acquis en Israël. Il s’agit spécifiquement de revenus d’activité personnelle (comme les salaires ou les revenus de prestations de services).
L’exonération est plafonnée par année fiscale (voir ici exprimé en monnaie locale (ILS – Shekel israélien)).
Le législateur a toutefois souhaité éviter les abus et a prévu une condition supplémentaire : si, au cours de 2028 ou 2029, vous cessez d’être résident fiscal d’Israël ou y séjournez moins de 75 jours par an, vous perdez rétroactivement le bénéfice de ces avantages.
Pour les entrepreneurs détenant une société étrangère (c’est-à-dire non israélienne), le nouveau régime offre des possibilités supplémentaires. Ainsi, les sociétés étrangères peuvent, sous conditions strictes, être exonérées de l’impôt sur les sociétés israélien sur les bénéfices générés en Israël entre 2026 et 2030.
Cela n’est toutefois possible que si ces bénéfices résultent des efforts professionnels personnels du nouveau résident (ou du résident revenant) en tant que personne physique. Attention : cette exonération spécifique ne s’applique pas si vous détenez une participation substantielle/sensible (10 % ou plus) dans cette entité étrangère. Par ailleurs, si l’entité étrangère est fiscalement transparente, l’exonération ne s’applique pas à la part de revenus considérée comme bénéficiant directement à l’actionnaire de référence lorsque celui-ci est lui-même résident fiscal d’Israël.
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