• FR
  • NL
  • EN

Déclaration IPP 2026 et étudiants: un statut fiscal qui donne envie! Voici comment remplir votre déclaration !

Remplir sa première déclaration fiscale peut sembler anodin. Pourtant, il s’agit d’un passage obligé et souvent mal compris.

L’exercice d’imposition 2026 (revenus 2025) marque par ailleurs un tournant pour les étudiants jobistes : l’exonération spécifique aux revenus étudiants est nettement relevée, mais le plafond général pour rester à charge de parents imposés ensemble est, lui, abaissé.

Voici ce qu’il faut savoir.

Dès 18 ans (ou en cas de revenus avant la majorité), l’étudiant est tenu de rentrer sa propre déclaration. En 2026, il s’agit de déclarer les revenus perçus entre le 1ᵉʳ janvier et le 31 décembre 2025 : on parle de période imposable (2025) et d’exercice d’imposition (2026). Les revenus professionnels de l’étudiant — y compris étranger mais résident en Belgique — sont déclarés en son nom propre, jamais avec ceux de ses parents.


Le job étudiant reste exonéré, dans une certaine mesure

Le régime étudiant permet de prester 650 heures par année civile, tous employeurs confondus (loi du 10 avril 2025 qui pérennise ce plafond), sous contrat d’étudiant et avec une cotisation sociale de solidarité réduite. Ces heures sont comptabilisées via l’application Student@work, à consulter régulièrement.

Tant que vous restez dans ces 650 heures et sous le bon type de contrat, votre employeur ne doit en principe pas retenir de précompte professionnel. S’il le fait par erreur ou par prudence, les montants retenus peuvent être récupérés via la déclaration. Avec une quotité exemptée d’impôt fixée à 10.910 € pour un isolé, beaucoup d’étudiants ne paieront aucun impôt — mais la déclaration reste utile, voire indispensable, pour obtenir le remboursement.


Qu’est-ce que la proposition de déclaration simplifiée (PDS) ?

Si vous n’avez eu qu’un job étudiant ou des revenus simples et traçables, vous recevrez peut-être une proposition de déclaration simplifiée. Le SPF Finances y reprend les revenus connus de l’administration et calcule l’impôt provisoirement. Si tout est correct, rien à faire. En cas d’erreur (revenu manquant, contribution alimentaire non reprise…), il faut corriger via Tax-on-web ou renvoyer le formulaire amendé. La PDS n’est pas une dispense de déclaration : vous restez responsable du contenu.


Ressources nettes : attention au plafond pour rester à charge

Être « à charge » fiscalement permet à vos parents de bénéficier d’une réduction d’impôt via la majoration de la quotité exemptée. Trois conditions : faire partie du ménage parental au 1ᵉʳ janvier 2026 (un kot n’y change rien si le domicile officiel reste celui des parents) ; ne pas voir vos rémunérations déduites comme charges professionnelles par vos parents ; ne pas dépasser un certain plafond de ressources nettes.

Pour les revenus 2025 (Ex. Imp. 2026), un régime différencié est introduit : 4.100 € si les parents sont imposés ensemble ; 5.930 € s’ils sont imposés séparément ; 7.520 € en cas de handicap lourd de l’enfant. Le plafond général est donc nettement abaissé par rapport aux 7.290 € qui prévalaient pour les revenus 2024.


Mais que compte-t-on exactement ?

Il ne s’agit pas du salaire net versé sur le compte, mais du salaire brut imposable (fiche 281.10), diminué : de l’exonération spécifique pour job étudiant et étudiant-indépendant, désormais portée à 6.840 € (indexés) pour les revenus 2025 ; des frais professionnels forfaitaires (20 % de la tranche restante, minimum d’environ 550 €) ; et des premiers 4.100 € de contribution alimentaire éventuelle.

Concrètement, si vous avez gagné 6.000 € en tant qu’étudiant jobiste en 2025, l’exonération de 6.840 € neutralise en pratique la totalité de ces revenus pour le calcul des ressources nettes. Le résultat est ensuite comparé au plafond de 4.100 €, 5.930 € ou 7.520 € selon la situation parentale. Des simulateurs sont disponibles sur le site du SPF Finances.

Et en 2026, que faut-il retenir ?

Trois éléments structurent désormais le régime : 650 heures sous contrat d’étudiant ; une exonération de revenus étudiants relevée à 6.840 € pour le calcul des ressources nettes ; et un plafond de ressources nettes abaissé à 4.100 € pour les enfants de parents imposés ensemble, avec maintien d’un seuil plus favorable en cas d’imposition séparée ou de handicap lourd.

En pratique, un étudiant peut travailler davantage tout en restant à charge, pour autant que ses revenus « classiques » — hors tranche étudiante exonérée et hors contribution alimentaire neutralisée — ne franchissent pas ces nouveaux plafonds. Le seuil général ayant été sensiblement abaissé, une vérification attentive, fiche 281.10 en main, reste indispensable avant d’introduire la déclaration.

​​

Cette opinion a également été publiée dans le Dossier spécial IPP de La Libre

Mots clés

Articles recommandés