Confirmation de tendance : l’occupation en Belgique a augmenté pour la quatrième année consécutive

Malgré un léger ralentissement par rapport à l’année dernière, le nombre de personnes actives dans notre pays à la fin de 2023 était supérieur de 6,6 % à celui de 2019. C’est ce que révèle l’entreprise de services RH Acerta, qui suit chaque année l’évolution de l’occupation auprès d’un groupe fixe de 21 000 employeurs de tous les secteurs et d’entreprises occupant jusqu’à 1000 travailleurs.

L’occupation est plus élevée aujourd’hui qu’il y a quatre ans (2019). L’industrie métallurgique et manufacturière constitue l’exception.

La croissance de l’occupation se stabilise à +1,6 %, mais reste à +6,6 % par rapport à il y a quatre ans

Acerta suit un ensemble fixe de 21 000 employeurs et leur occupation réelle au fil des ans. À la fin du mois de décembre 2023, ces employeurs affichaient une croissance moyenne de l’occupation de 6,6 % par rapport à 2019. Après le creux dû au coronavirus en 2020, il y a d’abord eu un pic en 2021. La progression s’est ensuite poursuivie, mais à un rythme plus modéré. Entre fin décembre 2022 et fin décembre 2023, le taux de croissance s’élève à 1,6 %.


Illustration 1 : évolution de l’occupation en Belgique, sur la base d’un ensemble de données fixes de 21 000 employeurs, 31 décembre 2019-2023

Benoit Caufriez, Directeur chez Acerta Consult, explique : « L’occupation est un paramètre social et économique important. Steunpunt Werk a précédemment rapporté un taux d’emploi de 72 % en Belgique pour le troisième trimestre de 2023. Plusieurs indicateurs, tels que les chiffres relatifs à l’occupation, indiquent une tendance positive vers l’objectif national d’un taux d’emploi de 80 %. Et il ne s’agit que de contrats à durée déterminée et indéterminée. À cela s’ajoutent les travailleurs en flexi-job et les étudiants jobistes. »

L’industrie métallurgique et manufacturière fait baisser le taux de croissance

L’occupation est plus haute aujourd’hui qu’il y a quatre ans (en 2019), et ce, dans tous les secteurs et dans toutes les entreprises comptant jusqu’à 1000 travailleurs. La seule exception est l’industrie métallurgique et manufacturière. Les entreprises de ce secteur enregistrent une légère baisse de ‑1,1 % au cours de l’année dernière, mais la baisse totale par rapport à il y a cinq ans est quant à elle de ‑9,4 %.

L’occupation est plus haute aujourd’hui qu’il y a quatre ans (en 2019), et ce, dans tous les secteurs et dans toutes les entreprises comptant jusqu’à 1000 travailleurs. La seule exception est l’industrie métallurgique et manufacturière. Les entreprises de ce secteur enregistrent une légère baisse de ‑1,1 % au cours de l’année dernière, mais la baisse totale par rapport à il y a cinq ans est quant à elle de ‑9,4 %.


Illustration 2 : évolution de l’occupation par secteur et par taille, 31 décembre : 2023 par rapport à 2022 et par rapport à 2019

Benoit Caufriez ajoute : « L’industrie métallurgique et manufacturière éprouvait déjà des difficultés à se remettre des crises successives de ces dernières années. Le fait que certaines crises persistent (par exemple la guerre en Ukraine) et que de nouvelles crises apparaissent (par exemple les tensions au Moyen-Orient qui se font sentir dans les eaux internationales et ont une influence sur le transport international) n’est pas favorable au secteur. Le fait que l’occupation augmente dans toutes les entreprises, quel que soit le nombre de travailleurs, est une bonne chose en période de pénurie de main-d’œuvre, mais nous constatons que la croissance la plus forte concerne principalement les petites entreprises, qui comptent entre 5 et 20 travailleurs. »


À propos des chiffres

Cette analyse est basée sur les données réelles d’un ensemble fixe de plus de 21 000 employeurs du secteur privé, auquel appartiennent aussi bien des PME que des grandes entreprises comptant jusqu’à 1000 travailleurs et qu’Acerta a pu suivre sur toute la période 2019-2023. Elle identifie (l’évolution de) l’occupation d’après des mesures effectuées au 31 décembre et se rapporte aux contrats à durée déterminée et indéterminée, c’est-à-dire qu’elle ne prend pas en compte les travailleurs en flexi-job et les étudiants.


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