
En pratique, on observe toutefois que de nombreuses banques ont imposé à leurs clients une deadline plus proche, telle que celle du 31 mai.
J'ai eu le plaisir de répondre à quelques questions de Nicolas Ghislain à ce propos, dans le cadre du dossier paru dans La Libre du 13 et 14 mai 2027.
En principe, les banques prélèvent automatiquement le précompte mobilier sur les plus-values réalisées à partir du 1er juin 2026, sauf si le contribuable fait le choix de l’opt out.
Mais pour ce qui concerne les plus-values réalisées entre le 1er janvier et le 31 mai, le paradigme est inversé. Ainsi, c’est en principe au contribuable à les déclarer lui-même dans sa déclaration fiscale, sauf s’il demande expressément à sa banque de verser l’impôt (dénommé dans le jargon : « "montant équivalent au précompte mobilier") à sa place. Selon la loi, il doit notifier ce choix au plus tard le 31 août 2026.
Si le contribuable reste les bras croisés et ne manifeste pas de préférence à sa banque en faveur d’un système en particulier (situation qui semble se rencontrer assez fréquemment pour le moment, à suivre les témoignages recueillis par La Libre), il tombera dans le régime de base suivant :
> il devra déclarer ses plus-values réalisées entre le 1er janvier et le 31 mai 2026 ;
> la banque prélèvera automatiquement le précompte mobilier sur les plus-values réalisées à partir du 1er juin (lesquelles ne devront alors plus être déclarées).
> Appliquer la taxe sur les plus-values durant l’année 2026 est loin d’être une sinécure, tant pour les banques que les particuliers. Le fait que le mode de perception de l’impôt diffère, selon que les plus-values sont réalisées avant ou après le 1er juin, est assez déroutant.
> Selon les témoignages relayés dans le dossier publié dans La Libre, la balance pencherait (du moins pour l'instant!) dans certaines banques (telles que BNPP Fortis) en faveur de l'...opt out...