
Je me rappelle avec précision la crise des otages de l’ambassade américaine (4 novembre 1979) et l’échec cuisant de l’opération de sauvetage militaire « Eagle Claw » le 24 avril 1980 (photo), menée sous la présidence de Jimmy Carter. Cet événement a scellé le divorce entre les deux nations et nourri la résilience d'un régime prêt, aujourd'hui, à sacrifier son propre peuple en le plongeant dans un conflit régional sans issue claire.
Mais le tableau ne s'arrête pas là. Une guerre est avant tout une question d’alliances. Donald Trump, par sa diplomatie transactionnelle, tente de mobiliser certains pays pour sécuriser des points de passage stratégiques, tels que le détroit d’Ormuz.
Pourtant, il s'agit d'une insécurité qu’il a lui-même contribué à exacerber par sa politique de pression maximale et son retrait des accords nucléaires.
Cette escalade militaire ininterrompue menace, une fois de plus, d'entraîner l'Europe dans un véritable siphon militaire et politique.
En s'alignant sur une stratégie américaine fluctuante et imprévisible, les puissances européennes risquent de perdre leur autonomie et de se retrouver piégées dans un tourbillon dont elles ne maîtrisent plus les leviers.