
Larry Fink l’exprime sans détour : « L’essentiel de la richesse a profité à ceux qui possédaient des actifs, et non à ceux qui travaillaient. Depuis 1989, un dollar investi en Bourse a progressé plus de 15 fois plus vite qu’un dollar de salaire médian. L’IA menace aujourd’hui de reproduire ce phénomène à une échelle encore plus vaste, en concentrant la richesse entre les mains des entreprises et investisseurs les mieux positionnés. »
Cette observation implacable interroge directement la capacité des États à se financer, la viabilité de nos systèmes sociaux et, plus profondément, la stabilité de nos sociétés face au vieillissement démographique et à la chute de la natalité.
Face à cette concentration accélérée de la richesse, une voie de solution pourrait consister à repenser la fiscalité des entreprises et des capitaux les plus profitables à l’intelligence artificielle, afin de mieux redistribuer les gains de productivité.
Cela passerait notamment par des mécanismes de financement innovants de la formation continue, de la reconversion professionnelle et d’un revenu de transition pour les travailleurs impactés.
Sans une réponse politique ambitieuse et coordonnée au niveau international, le risque est grand de voir se creuser durablement les inégalités et de fragiliser le contrat social lui-même.