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Savez-vous que deux voitures de société sur trois sont désormais "verte" ?

Ces dernières années, le gouvernement fédéral a adopté des mesures visant à promouvoir l’utilisation de voitures de fonction à faibles émissions et respectueuses de l’environnement ainsi qu’à accélérer le verdissement du parc des voitures de fonction.

Les voitures de fonction à faibles émissions ont gagné en attractivité tant sur le plan fiscal (en raison de la suppression progressive de l’avantage fiscal pour les voitures à carburant fossile) qu’en matière de cotisations ONSS (en raison de l’augmentation graduelle de la cotisation de solidarité CO2, calculée à partir du taux d’émission de CO2 et du type de carburant).

Depuis l’introduction du budget mobilité en 2019, les employeurs ont la possibilité de proposer à leurs travailleurs un budget mobilité à titre d’alternative à la traditionnelle voiture de fonction. Celui-ci leur permet d’opter pour des solutions de mobilité plus écologiques (voitures respectueuses de l’environnement ou d’autres formes de mobilité durable).

L’ONSS a été invité à réaliser un suivi trimestriel de l’impact de ces mesures sur le verdissement du parc des voitures de fonction des travailleurs salariés à partir du 1er janvier 2022.

Voici ce que nous apprend l'étude actuelle qui concerne l’année 2025 et examine également l’évolution entre 2022 et 2025 : les voitures de société semblent connaître une transformation rapide

Les voitures électriques gagnent rapidement du terrain

Les résultats d’une deuxième étude qui dresse un état des lieux du verdissement du parc des véhicules de société, sont frappants. Les voitures de société semblent connaître une transformation rapide : la part des véhicules entièrement électriques est passée de 2,54 % en 2022 à plus de 37,19 % dans le quatrième trimestre 2025. Parmi toutes les voitures de société, deux sur trois sont hybrides ou électriques.

Les véhicules à moteur thermique perdent du terrain

Fin 2025, 31,83 % des voitures de société étaient équipées d’un moteur thermique classique (essence ou diesel). Quatre ans plus tôt, cette part s’élevait encore à 82,32 %. Les voitures électriques sont devenues le groupe le plus important, avec 37,19 %, devant les moteurs thermiques (31,83 %) et les véhicules hybrides (30,98 %).

Parmi les nouvelles voitures immatriculées au quatrième trimestre 2025, plus de 80 % sont équipées d'un moteur complètement électrique. La part des moteurs thermiques dans les nouvelles immatriculations a diminué de 50,15% début 2022 à 4,77 % fin 2025.

Réduction de moitié des émissions de CO₂ par voiture

Le passage à des alternatives plus écologiques se reflète inévitablement dans les taux d’émissions de CO₂.

Les taux d’émissions moyens de CO₂ par véhicule sont passés de 120 à 61 g/km (-49,17 %) en l’espace de quatre ans ! Les taux d’émissions globaux de CO₂ pour l’ensemble du parc automobile sont quant à eux passés de 61,78 à 35,18 tonnes de CO₂/km pour un parc qui compte environ 580.000 voitures de fonction.

Le budget mobilité poursuit sa croissance, mais reste rarement utilisé

En quatre ans, le budget mobilité a connu une forte progression : son montant total a été multiplié par 6 pour atteindre près de 224 millions d’euros en 2025. Malgré cette hausse, seulement 22.618 travailleurs utilisent le budget mobilité chez 1.965 employeurs en 2025.

Environ 85 % des travailleurs bénéficiant d’un budget mobilité optent pour le 2e pilier du budget mobilité (moyens de transport durables et frais de logement) avec un montant moyen annuel par travailleur qui ne cesse de croître, allant de 4.798 € en 2022 à 9.415 € en 2025.

Seuls 7,10 % des travailleurs optent pour le 1er pilier du budget mobilité c’est à dire pour un "véhicule respectueux de l'environnement".

Une personne sur deux disposant du budget mobilité conserve un solde en fin d’année (3e pilier) représentant 13,19 % du budget mobilité total.


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