
Les historiens et les théologiens s'accordent souvent à en chercher la source dans le récit de la Cène (pas celle des Jeux olympiques de Paris) : 13 convives autour d'une table, un vendredi lourd de destins, une trahison, une crucifixion. La convergence du chiffre et du jour a traversé les siècles comme une ombre portée, se glissant dans nos cultures bien au-delà des cercles chrétiens.
Pourtant, quelque chose m’interpelle profondément dans cette capacité qu'a l'être humain à retourner les présages comme certains (politiciens) retournent leur veste.
Le Loto l'a bien compris, lui qui transforme chaque vendredi 13 en une invitation à rêver, à oser, à imaginer ce que 3.000.000 € pourraient écrire dans une vie ou dans celle d’êtres chers.
Si vous appartenez à celles et ceux pour qui le vendredi 13 réveille une légère inquiétude, il y a une forme de sagesse dans cette prudence. Nos cabinets avancent parfois comme des navires sur une mer incertaine : une réglementation qui se resserre, un client qui doute, un bug Informatique Ces fragilités sont réelles. Les reconnaître, c'est déjà les prendre en main avec lucidité.
Mais si, comme moi, vous choisissez d'habiter le vendredi 13 du côté de la confiance, voici ce que j'y vois : une profession en pleine mutation plus vivante que jamais. Des collaboratrices et collaborateurs qui se réinventent chaque jour, qui conjuguent le droit fiscal, la technologie et l'humain avec une agilité remarquable. Des cabinets qui deviennent de véritables partenaires de vie pour leurs client.e.s, bien au-delà des seules obligations comptables et fiscales.
Une confraternité, la nôtre , qui au-delà de nos institutions se réinvente, qui ose, qui partage, qui traverse les frontières avec la conviction que la solidarité est une force, pas une faiblesse.
Pour ma part, j'y lis une invitation. Celle de continuer à exercer notre passionnante profession avec exigence et humanité, en tendant la main à celles et ceux qui en ont besoin, ici, comme ailleurs, au-delà de toute frontière.
Bonne chance à toutes et à tous. Et n’oublions pas : parfois, la chance, ça se mérite aussi.
Guy K