

Le rapport publié aujourd’hui montre clairement que la criminalité organisée en Europe évolue rapidement et exploite l’ouverture et la complexité de notre monde interconnecté. En gagnant en capacité d’adaptation et en interconnexion et en s’enracinant toujours plus profondément dans nos sociétés, les réseaux criminels transforment les vulnérabilités systémiques en opportunités criminelles. C’est une menace pour notre sécurité, notre économie et notre démocratie. Notre réponse doit être tout aussi stratégique. Avec notre train de mesures en matière répressive, nous renforçons le soutien de l’UE aux États membres – de la prévention et des enquêtes à la coopération et aux poursuites judiciaires – afin que l’Europe soit mieux à même de combler les lacunes que les criminels exploitent et de protéger ses citoyens.
Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie
Pour vaincre l’ennemi, il faut d’abord le connaître. C’est exactement ce que permet le rapport d’Europol – et nous avons déjà entrepris de répliquer, depuis notre stratégie en matière de drogue jusqu’à notre lutte contre le trafic de migrants et la fraude numérique. Si les compétences restent nationales, les solutions ne peuvent, en effet, qu’être européennes. C’est la raison pour laquelle nous revoyons également le mandat d’Europol: pour garantir que les solutions européennes fassent effet dans chaque État membre plus rapidement et avec plus d’impact.
Magnus Brunner, commissaire aux affaires intérieures et à la migration
Ces réseaux sont actifs dans un large éventail de formes graves de criminalité, notamment le trafic de drogue, la cybercriminalité, le trafic de migrants, la traite des êtres humains, la fraude, le blanchiment de capitaux, et, plus généralement, la «criminalité en tant que service». Ils utilisent de plus en plus les technologies numériques, les flux commerciaux mondiaux et des structures commerciales légales pour soutenir et étendre leurs activités criminelles. Ils ne fonctionnent plus en silo, mais dans le cadre d'un écosystème criminel fluide, capable de rapidement s'adapter aux difficultés, combler les lacunes et saisir les nouvelles opportunités criminelles.
Pour rester en avance de ces menaces, les services répressifs de l'ensemble de l'UE doivent faire preuve de la même agilité. Les conclusions d'Europol confirment que les efforts des services répressifs ne doivent plus se concentrer uniquement sur le ciblage d'individus, mais s'attaquer aussi aux systèmes et aux vulnérabilités exploités par le crime organisé.
Face à ces défis nouveaux et évolutifs, la Commission a présenté une nouvelle proposition de renforcement du mandat d'Europol. Europol et les États membres seront ainsi dotés du cadre juridique, des outils et des ressources nécessaires pour enquêter sur des activités criminelles de plus en plus transfrontières, numérisées et technologiquement avancées. Cette proposition s'inscrit dans le cadre des orientations politiques de la présidente von der Leyen et de la stratégie de sécurité intérieure de l'UE, ProtectEU.
En tant que centre de coopération des services répressifs de l'UE, Europol aide les États membres à mettre en relation les experts, les informations, et les enquêtes. C'est essentiel dans les affaires transfrontières, car aucune autorité nationale ne dispose d'une vue d'ensemble des menaces criminelles actuelles. Dans le cadre de son mandat renforcé, Europol permettra un échange d'informations plus rapide et plus sûr, apportera un soutien renforcé aux opérations de terrain dans les États membres, stimulera l'innovation et le développement technologique au service du maintien de l'ordre et approfondira la coopération avec les organes de l'UE et ses partenaires internationaux dans la lutte contre les menaces criminelles au niveau tant européen que mondial.
Le précédent rapport d'Europol sur le décodage des réseaux criminels les plus menaçants de l'UE a été publié en 2024.
Pour rester en avance de ces menaces, les services répressifs de l'ensemble de l'UE doivent faire preuve de la même agilité. Les conclusions d'Europol confirment que les efforts des services répressifs ne doivent plus se concentrer uniquement sur le ciblage d'individus, mais s'attaquer aussi aux systèmes et aux vulnérabilités exploités par le crime organisé.
Face à ces défis nouveaux et évolutifs, la Commission a présenté une nouvelle proposition de renforcement du mandat d'Europol. Europol et les États membres seront ainsi dotés du cadre juridique, des outils et des ressources nécessaires pour enquêter sur des activités criminelles de plus en plus transfrontières, numérisées et technologiquement avancées. Cette proposition s'inscrit dans le cadre des orientations politiques de la présidente von der Leyen et de la stratégie de sécurité intérieure de l'UE, ProtectEU.