
Les acheteurs étrangers font face à des risques spécifiques que les acheteurs locaux peuvent plus facilement éviter : vous ne pouvez pas visiter le bien aussi régulièrement, vous ne maîtrisez peut-être pas la langue, et vous n'êtes pas nécessairement familier du fonctionnement pratique du droit immobilier portugais.
Ces risques sont entièrement maîtrisables — à condition de disposer du bon accompagnement juridique et d'effectuer les vérifications nécessaires avant de vous engager.
Le registre foncier consigne le statut juridique du bien : qui en est le propriétaire, quelles hypothèques ou charges y sont inscrites, et s'il existe des servitudes ou droits de passage. Ce document doit être vérifié et à jour avant tout achat.
Points à contrôler : l'identité du vendeur correspond au propriétaire inscrit ; aucune hypothèque ou charge non divulguée n'existe ; la description du bien correspond à ce que vous achetez réellement.
La caderneta predial est délivrée par l'Autorité Fiscale portugaise. Elle contient la description officielle du bien, sa valeur patrimoniale fiscale (Valor Patrimonial Tributário), et surtout la description de toutes les constructions et superficies enregistrées.
Point à contrôler : toutes les constructions présentes sur le terrain (maison principale, garage, annexes, piscine) sont bien déclarées et décrites. Toute construction non déclarée est source de difficultés juridiques et fiscales.
Toute construction ou modification significative nécessite un permis de construire (licença de obras) délivré par la mairie. Au Portugal, il n'est pas rare de découvrir des biens dont des extensions, terrasses ou pièces supplémentaires ont été réalisées sans autorisation.
Point à contrôler : le permis de construire correspond à l'état réel du bien. En cas de discordance, le vendeur doit procéder à la régularisation avant la vente — ou le prix doit être renégocié en conséquence.
La licence d'utilisation (licença de utilização ou licença de habitabilidade) certifie que le bien est autorisé pour l'usage que vous envisagez : habitation, usage commercial ou mixte. Les biens construits avant le 7 août 1951 sont généralement dispensés.
Point à contrôler : la licence d'utilisation existe, est valide, et couvre l'usage prévu. Un bien sans licence d'utilisation valide peut être difficile à assurer, à financer via une banque, et à revendre à l'avenir.
Au Portugal, certaines dettes sont attachées au bien lui-même, et non à son propriétaire. Cela signifie que des arriérés de taxe foncière (IMI), de charges de copropriété, ou des hypothèques inscrites peuvent suivre le bien lors de la vente et devenir votre responsabilité.
Points à contrôler : le registre foncier ne fait apparaître aucune charge ou hypothèque qui ne sera pas levée à l'acte ; le vendeur fournit la preuve du paiement de l'IMI et des charges de copropriété à jour.
Idéalement, les cinq vérifications doivent être effectuées avant la signature du compromis de vente (CPCV — Contrato Promessa de Compra e Venda). Le CPCV est un engagement contractuel ferme : si vous vous rétractez sans motif valable, vous perdez généralement votre acompte. C'est pourquoi la due diligence doit intervenir avant le CPCV — et non après.
Si vous achetez depuis l'étranger avec peu de déplacements au Portugal, plusieurs précautions supplémentaires sont fortement recommandées :
L'approche la plus efficace consiste à faire appel à un avocat dès le début de votre projet — avant même de formuler une offre si possible. Votre avocat collectera tous les documents nécessaires auprès du vendeur, effectuera les vérifications juridiques, identifiera les éventuels problèmes et vous conseillera à chaque étape.
Mes honoraires sont établis sur la base d'un forfait fixe, déterminé en fonction des caractéristiques de votre transaction : un investissement clair pour la sécurité juridique que je vous apporterai.
L'achat immobilier au Portugal peut et doit être une expérience sereine et sécurisée. Si vous préparez un projet d'acquisition — résidence principale, résidence secondaire ou investissement locatif — je peux vous accompagner sur l'ensemble des aspects juridiques. Réservez un premier échange de 15 minutes, sans engagement, afin de vous expliquer comment je peux vous aider à acheter en toute confiance.