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« Si je ne le fais pas moi-même, on n'y arrivera jamais !

La TVA derrière nous, le 31 octobre approche ! Restent les dossiers les plus épineux et ces renseignements tant attendus. Et si, une fois la tempête fiscale passée, nous apprenions à mieux déléguer pour faire grandir nos équipes… et retrouver le plaisir de notre métier ?​

Chères consœurs, chers confrères,


Plus que cinq jours avant l'échéance fatidique du 31 octobre Et entre les deux… des journées et des nuits que nous aimerions tellement plus longues !
Dans nos cabinets à taille humaine et de proximité, cette dernière ligne droite ressemble à une course contre la montre.
Nos collaboratrices et collaborateurs donnent le meilleur d'eux-mêmes. Mais ce sont souvent les dossiers les plus épineux qui nous attendent jusqu'au bout.
Et puis, il y a ces renseignements réclamés une fois, deux fois, parfois davantage… auprès de clients qui, curieusement, sont souvent les mêmes d'une année à l'autre ! En effet, certains clients et dossiers semblent avoir pris un abonnement annuel à la dernière minute !
Et malgré tous ces efforts, combien d'entre nous pensent encore : « Si je ne le fais pas moi-même, cela n'avancera jamais ! »

Et si cette petite phrase était précisément l'un de nos plus grands pièges ?

Une étude de la Banque de développement du Canada souligne que plus de deux dirigeants de PME sur cinq ne délèguent que rarement ou occasionnellement.
Pourquoi ? La peur de l'erreur, le souci du travail bien fait, notre responsabilité envers les clients…
Des préoccupations légitimes. Mais à vouloir tout maîtriser, ne risquons-nous pas de devenir nous-mêmes un frein à notre organisation ?

Déléguer, ce n'est pas se décharger. C'est faire grandir.

Et si nous prenions davantage le temps d'écouter nos équipes, de découvrir leurs talents, d'encourager leurs initiatives et de leur confier progressivement de nouvelles responsabilités ?

Car la confiance ne se décrète pas. Elle se construit.

Bien sûr, n'ajoutons pas aujourd'hui une révolution organisationnelle au sprint final de notre marathon fiscal !
Mais dès novembre, pourquoi ne pas tenter l'expérience ?
Un entretien pour écouter. Une responsabilité clairement définie. Une autonomie progressive. Un accompagnement bienveillant.
Sans jamais renoncer à notre responsabilité professionnelle.
Nous y gagnerons du temps. Nos équipes, de la confiance et de la reconnaissance. Nos clients, davantage de disponibilité et d'écoute.
Et peut-être retrouverons-nous aussi ce plaisir d'exercer notre métier qui nous anime depuis toujours.
Car notre plus belle réussite professionnelle ne serait-elle pas, finalement, de devenir un peu moins indispensables… pour permettre à d'autres de le devenir ?
Et c'est cela que je vous souhaite avec la passion du cœur qui nous anime chez Experts-comptables sans frontières.
Guy K

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