
C'est une technique. Et elle marche d'autant mieux que votre comptable ou votre avocat est comme par hasard absent ce jour-là. Ne signez jamais rien pendant un contrôle sans avis extérieur. Jamais. Même si le contrôleur "n'a que ça à faire aujourd'hui"
Le droit fiscal belge est d'ordre public. Un accord signé après un contrôle TVA ou revenus peut être remis en cause par le contribuable. Il faudra juste expliquer pourquoi vous avez signé - et "j'avais un contrôleur sur le dos et zéro préparation" est un excellent début d'explication
Petit florilège d'hypocrisie institutionnelle : quand un accord l'arrange, le fisc redécouvre soudain le caractère sacré de la parole donnée. La Cour de cassation a jugé, le 12 mars 2026, qu'un accord fiscal fait naître une confiance légitime dans le chef du contribuable - même contraire à la loi. Mais quand c'est vous qui voulez revenir sur un accord qui vous arrange moins, on vous ressort illico l'ordre public.
Deux poids, deux mesures, une seule administration.
La Cour constitutionnelle a rappelé que l'administration ne peut rien vous imposer par la contrainte. La Cour de cassation a confirmé le 16 juin 2023 que le consentement du contribuable doit rester libre à tout moment, et qu'il peut se rétracter. Si les juges protègent votre liberté de dire non pendant une visite, ils la protègent tout autant quand on vous fait signer sous pression.
C'est un point de départ. À condition de le documenter, vite et bien.Vous avez signé quelque chose que vous regrettez ? Ne restez pas seul avec ça - le délai de réclamation, lui, ne négocie pas.
Pour ceux qui ne me connaissent pas : je suis Thierry LITANNIE , managing partner chez LITAXLAW , un cabinet d'avocats exerçant en FISCALTANNIE - un pays où les droits du contribuable sont farouchement respectés.