1er juin: la journée de ceux qui comptent vraiment
Temps de lecture: 3 min | 01 juin 2026 à 09:45
Guy KAHN
Président @ Experts-comptables sans frontières | Administrateur @ Forum For the Future
En ce lundi 1er juin, « Journée mondiale des parents », prenons, chers consœurs et confrères, un instant, rare, précieux, pour lever les yeux de nos dossiers et écrans pour regarder vers celles et ceux qui donnent sens à nos vies.
Être expert·e-comptable et parent, c'est vivre avec deux urgences qui se disputent le même agenda. Les bilans et les déclarations fiscales n'attendent pas. Nos enfants grandissent et nos parents âgés vieillissent sans que souvent nous nous en rendions vraiment compte. Nous le savons. Nous le vivons, chacune et chacun, à notre manière, avec nos culpabilités silencieuses et nos fiertés intactes.
Alors, rappelons-nous aujourd'hui une conviction simple, forgée dans l'expérience : « ce n'est pas la durée qui compte, c'est l'intensité ». Une heure vraiment présente vaut dix heures distraites. Nous l'avons tous vécu : un sourire en coin d'un enfant qui nous tend un dessin, une question anodine qui cache une attente immense, un appel téléphonique à un parent âgé pour prendre de ses nouvelles. Ces instants-là construisent des souvenirs qui traversent les années.
En cette « Journée mondiale des parents », souvenons-nous également que nos collaboratrices et collaborateurs sont, eux aussi, des parents, parfois des aidantes ou aidants proches auprès d'un père, d'une mère âgée. Ils jonglent, comme nous, entre les exigences du cabinet et leurs responsabilités familiales.
En tant que dirigeant·e·s, nous avons la capacité, et la responsabilité, de leur faciliter la tâche : souplesse des horaires, compréhension dans les moments difficiles, reconnaissance de leur double engagement. Un cabinet qui respecte la vie de famille de ses équipes est un cabinet qui grandit sur des bases solides et humaines.
Enfin, en tant qu'Experts-comptables sans frontières, nous ne pouvons pas célébrer cette journée de l’ONU sans avoir une pensée émue et profonde pour tous ces parents du monde qui vivent l'impensable. Pour ces mères de Gaza qui serrent leurs enfants contre elles sous les décombres, ne sachant pas si demain existera.
Pour ces pères d'Ukraine qui ont dû choisir entre rester pour se battre ou accompagner leur famille vers un exil incertain. Pour tous ces parents du Moyen-Orient pris dans la tourmente d'un quotidien que nous ne pouvons qu'imaginer avec effroi.
Être parent, partout dans le monde, c'est vouloir offrir un avenir à ses enfants. Certains le font dans la sérénité, d'autres dans le courage absolu.
À tous, sans exception, va notre pensée fraternelle et solidaire en ce 1er juin.